Le Phare de Saint-Mathieu

Située dans l’enceinte de l’abbaye, la tour blanche élancée s’élève à  36 mètres de hauteur.L’image contient peut-être : ciel et plein air

Construit en 1835, le phare remplaça un feu que les moines avaient entretenu pendant des siècles au sommet de la grosse tour carrée édifiée près de l’église.

Les navigateurs reconnaissent le phare de nuit à son feu à éclipses. Toutes les trente secondes, le pinceau lumineux de la lanterne balaie silencieusement la mer et fait surgir de l’ombre les maisons des alentours.

Un peu d’histoire

Le phare de saint Mathieu a été inauguré le 15 juillet 1835. c’est un monument vénérable. Pourtant, plusieurs siècles auparavant, un fanal brillait parfois, quand les nuits d’hiver étaient les plus noires, sur la haute tour de l’abbaye.

La Pointe saint Mathieu a en effet toujours été un repère majeur pour la navigation sur le proche Atlantique.

Lieu de péril mais aussi de retour à l’espoir pour les navires perdus, elle ne partage cet honneur qu’avec de rares ” extrémités du monde” de notre continent :

  • Le Cap Saint Vincent à  la corne sud-ouest du Portugal ;
  • Le cap Finistere à  l’angle Nord-Ouest de l’Espagne ;
  • Nos deux “Bouts du Monde” bretons : la pointe du Raz et saint-Mathieu ;
  • Land’s End en Cornouaille anglaise ;

si, à ces cinq là, on ajoute Penmarc’h et le cap de la Hague, on a fait le tour de tous les points de passage obligé jalonnant la grand-route océanique séculaire qui relie la Méditerranée à la Baltique, Bordeaux à  Londres, Gijon ou Santander à  Anvers, Gênes à Hambourg.

Saint Mathieu n’est pas uniquement une borne sur cette grand-route ; c’est aussi un carrefour. Depuis que Colbert a établi en Penfeld la base principale de la Marine Royale, l’axe Nord-Sud y coupe un axe Est-Ouest de Brest vers le large. Complétons le tableau en ajoutant à  ce carrefour “horizontal” la dimension verticale qu’apporte la présence, depuis le Haut Moyen Age, d’un monastère bénédictin : nous comprenons alors ce que notre pointe Saint Mathieu a de tout à  fait original et unique. La mer, la guerre et la foi : la haute tour carrée de l’abbaye est à la fois un clocher, un donjon et un amer.

Il était naturel que l’on veuille y placer un fanal pour le rendre repérable de nuit. Dès le XVè siècle on aurait essayé d’équiper la pointe saint Mathieu d’un feu brûlant au sommet de la tour ; mais pour des raisons sans doute autant politiques que techniques cette tentative n’eut pas de suite. Il fallut attendre le Grand siècle pour que le fanal ait une existence attestée et durable.

De 1696 à  1835, pendant 140 ans un feu d’éclairage brilla au sommet du clocher de l’abbaye, avec bien des pannes des difficultés, des interruptions de service : aléas de la technique, de l’économie, de la politique, négligences et jalousies. La chronologie de ce siècle et demi d’histoire nous donne un aperçu de tout cela.

1691 c’est la guerre de la Ligne d’Augsbourg. La France de Louis XIV affronte seule l’Europe coalisée par Guillaume d’Orange, stathouder de Hollande et Roi d’Angleterre. Notre côte est plus qu’une frontière, c’est un “front” au sens militaire du mot. La Marine Royale doit faire face aux Marines réunies de l’Angleterre et des Provinces-Unies.

L’Inspecteur Général de la Marine en Bretagne, des Grassières propose d’aménager le clocher de l’abbaye de Saint Mathieu pour y placer un fanal brûlant du charbon de terre. Le projet est adopté.

1692 ce premier phare est mis en service en Septembre. Deux mois auparavant notre Marine a subi un grave revers à  la Hougue sur la côte normande (non loin de celle plage qu’on appellera 150 ans plus tard “UTAH BEACH”. Mais la guerre sur mer continue.

1696 Le fanal n’est allumé que lorsque les vaisseaux du Roi sont dehors : cela se comprend puisque nous sommes toujours en guerre contre les deux grandes puissances navales d’Europe désormais maîtresses des mers.

Mais le fonctionnement du feu, quand il est allumé, n’est pas satisfaisant : ce gros brasero se voit mal de loin, et fait courir un grave risque d’incendie aux charpentes de l’abbaye. On le remplace par une grande lanterne vitrée abritant 15 lampes à  huile disposées en trois étages.

Une contestation s’élève entre l’Etat (“Intendant de Brest) et les moines, à  propos des coûts charges et nuisances de ce fanal. L’intendant Desclouzeaux fait rogner de près de moitié le montant de la dépense évalué par les Révérends Pères.

1712 Le traité de Ryswick a mis fin à  la guerre en 1697 mais la paix n’a duré que 4 ans !

Depuis 1701 la France est engagée dans la Guerre de Succession d’Espagne. Epuisée, écrasée de malheurs, de taxes, de famines, elle tient une fois encore tête à  toute l’Europe. En Juillet de cette année 1712 elle va retrouver à Denain le chemin de la victoire et la paix reviendra les années suivantes (traités d’Utrecht et de Rastatt).

Mais en Février, au plus noir de la guerre, l’intendant de Brest évalue dans un mémoire les dépenses à  prévoir pour l’entretien du feu de Saint-Mathieu. La consommation dépasse de beaucoup celle qui était prévue en 1696. Pour l’huile (huile d’olive, la seule qui ne fume pas !), par exemple, on compte 180 pots par mois au lieu de 30, soit 6 fois plus ; et on retrouve la même proportion pour les autres menues dépenses.

Cela laisse à penser que le dispositif technique avait déjà été remplacé par un ensemble plus puissant, peut être déjà  le fanal de 60 lampes attesté au siècle suivant.

1750 La lanterne est abattue par un fort coup de vent, reconstruite, ses armatures renforcées.

1773 Une nouvelle installation techniquement très améliorée est mise en place sous l’impulsion du Cdt Thévenard. Elle va rester en place pendant toutes les guerres de la Révolution et de l’Empire.

1812 En avril 1812, l’Empire napoléonien est au sommet de sa puissance et de son étendue… et si près de sa chute ! Dans deux mois, la Grande Armée va s’engager dans la désastreuse campagne de Russie. Depuis Trafalgar (oct. 1805) la mer est totalement anglaise. Et cependant, en Avril, un échange de lettres entre le sous-préfet de Brest et le Maire du Conquet nous prouve que l’Etat se soucie encore de l’entretien du fanal.

L’abbaye de Saint Mathieu est alors abandonnée et en ruine. Les bâtiments conventuels ont été vendus et rasés. Seule désormais se dresse la vieille tour et, au sommet, la lanterne. Le feu se compose de 60 lampes à  huile en fer blanc avec réverbères paraboliques (ou “concaves” émet prudemment le Maire du Conquet peu féru en optique !). De nombreuses vitres sont cassées. Il pleut dans la chambre haute et la pluie coule de là  dans la soute aux huiles (on accuse le génie d’avoir démonté les ardoises pour couvrir les abris des sémaphoristes). La girouette qui sert de cheminée est trop haute et coincée : la fumée stagne dans la lanterne. En somme,… ca manque d’entretien !

1820 C’est la Restauration, et la paix. L’ingénieur Fresnel bouleverse les données techniques du fonctionnement des phares. Quelques améliorations sont apportées au fanal sur la vieille tour mais déjà ce support parait inadapté.

1830 Le principe de la construction d’un grand phare neuf, à quelques mètres de l’ancien, est retenu. Cela exige l’arasement de tout obstacle dans le champ du nouveau feu, et la vieille tour doit être abattue, réduite à mi-hauteur. Les vignettes ci-dessous nous donnent une idée de ce qu’elle était alors, seule au milieu des ruines, avec la grande lanterne au milieu.

En 1835, le nouveau phare est inauguré, à  côté du moignon de ce qui fut à  la fois 

  • un clocher, signe de foi, de prière, de ralliement des pèlerins 
  • un donjon, signe de la position dangereuse et aventurée de cette pointe, sur une côte-frontière entre deux puissances constamment en guerre
  • un phare éclairant un des plus grands carrefours maritimes du monde.

Cette triple fonction ne symbolise-t-elle pas toute l’Histoire de Saint-Mathieu

Avec l’aimable autorisation du Cercle d’Histoire Locale de Plougouvelin

Sources et bibliographie

– Phares du Ponant – Daniel Collet (Skol Vreizh)

– Cahiers de l’Iroise n° 164 ( Société d’Etudes)

– Archives du Génie (S° Historique – Vincennes)

– Archives Municipales du Conquet.

Troisième étape : 1992 -2002

Le projet d’une Année Saint-Mathieu

Plusieurs récits légendaires mentionnent la venue de reliques de Saint Mathieu en Bretagne : La Translation, la Légende de Saint Gouesnou et La Vie de saint Tanguy et de Sainte Haude. C’est seulement dans ce dernier texte qu’il est question de l’abbaye de Saint-Mathieu.

Selon ce récit, écrit par le dominicain Albert Le Grand, au XVIIe siècle, Saint Tanguy fonda le monastère de Gerber dans les Monts d’Arrée puis, sur une terre donnée par le seigneur de Trémazan, son père, le monastère dédié à  Saint Mathieu l’apôtre. A Le Grand ajoute que Tanguy mourut à  Gerber (Le Relecq) en 594 et fut inhumé à  Saint Mathieu. Selon Prosper Levot, le tombeau de Saint Tanguy fut vénéré jusqu’à  la révolution. Même s’il est difficile de vérifier tous ces points, il reste une tradition.

594 – 1994 : un rapprochement de dates s’impose. Pourquoi ne pas saisir l’occasion de cet ” anniversaire » pour rappeler et célébrer, non seulement la fondation – dont la date est inconnue – mais l’ensemble de l’existence de l’abbaye de Saint Mathieu. Telle était la proposition faite par la présidente lors de l’assemblée générale du 8 novembre 1991.

Une réunion de mise en commun des idées eut lieu le 18 février 1992 afin de bâtir un projet.

Voici l’esquisse du projet :

  • – le 21 septembre : inauguration d’une exposition sur les légendes liées à  l’origine de l’abbaye.

  • – de septembre à  juin 1994, accueil de groupes scolaires et autres, qui seront largement invités à  venir à  Saint Mathieu.

  • – en été 1994 : ouverture habituelle des salles d’exposition. Nous espérons avoir au moins une maquette sinon deux (abbaye médiévale et abbaye XVIIe siècle ).

  • – en août 94 : Grand – Messe particulièrement solennisée dans l’abbaye., et nous l’espérons, une célébration l’après-midi. La bannière de Saint Mathieu et de Saint Tanguy sera brodée entre temps.

  • – en septembre : un Colloque scientifique se tiendra à  Plougonvelin. Le programme de ce colloque a été mis au point le 21 avril 1992, lors d’une réunion au CRBC.

L’ensemble du projet recueille l’assentiment de l’assemblée générale de 1992. Le budget prévisionnel de 1993 devra inclure une partie des dépenses prévues et celui de 1994 une autre partie. Des subventions seront demandées à  divers organismes.

L’ouverture de l’année St Mathieu

C’est le mardi 21 septembre 1993, en la fête de l’apôtre Saint Mathieu, qu’eut lieu l’inauguration officielle de l’ ANNEE SAINT MATHIEU.

Plusieurs dizaines de membres de l’Association se sont retrouvés à  la Pointe le matin pour une messe en l’honneur de Saint Mathieu. Nous avons ensuite visité l’exposition sur les légendes qui avait été mise en place puis accueilli et admiré la maquette au 1/100 de l’abbaye telle qu’elle pouvait être vers 1500.

L’exposition ” Histoire et Légendes entremêlées »

L’histoire de l’abbaye est liée à  la mer. Elle a donné naissance à  plusieurs récits où l’histoire se mêle à  la légende :

La « translation des reliques de Saint Mathieu », d’après un manuscrit du mont Cassin

( XIe siècle ),

Une navigation merveilleuse des moines, extrait du Panthéon de Godefroy de Viterbe (XIIe siècle),

La vie de Saint Tanguy et de Sainte Haude, d’Albert Le grand, Dominicain du XVIIe siècle, d’après un légendaire plus ancien.

En 1994, trois brochures furent éditées contenant pour chaque légende, le texte et les illustrations. Cf : Bibliographie.

Les célébrations du 4 août 1994

La messe dans l’abbaye, en l’honneur de Saint Mathieu

De l’avis des participants, ce fut un grand moment, longuement préparé. Un bulletin de l’Association est consacré aux deux célébrations : la Grand messe et la cérémonie de l’après-midi. Il relate tout le déroulement , les chants et les diverses interventions. En voici un résumé. Ce fut un hommage très solennel au Saint patron du lieu qui s’ouvrit par le cantique breton à  Sant Vazé ( Saint Mathieu), cantique composé pour la circonstance par M. l’abbé Jo Irien , la musique étant de M l’abbé Roger Abjean . Autour de Dom Louis Cochou et de M Méar, Vicaire général, représentant l’évêque, avaient pris place dans l’ancien chœur des moines, Messieurs Jean Floch, recteur de Plougonvelin , V. Salaün , curé de Saint – Renan, A. Villacroux et J Plantec, anciens recteurs, le Père Marc Simon, de Landévennec, le Père Louis Villacroux , des Missions Etrangères et l’abbé Gérard Le Stang. Au nom des Amis de Saint Mathieu, M-C Cloître remercia les membres du clergé, les assistants venus nombreux, l’Ensemble Choral du Léon et le Quatuor vocal du Léon qui allait aider la foule à  prier.

Le colloque scientifique des 23 et 24 septembre 1994

Préparé par plusieurs réunions entre des membres de l’Association et du CRBC et toute une ” logistique » mise en place, il a rassemblé près de 175 participants qui se pressent , en ce matin du 23 septembre1994, sur le forum du Trez – Hir, devant le cinéma Le Dauphin. Muni du dossier préparé et du badge chacun prend place.

L’intégralité des conférences peut être consultée dans les Actes du Colloque.

Le vendredi 23 septembre

Président de séance : D Laurent, Directeur du CRBC

P Galliou , Maître de Conférences, CRBC, – Brest,

L’occupation humaine dans le Bas Léon occidental aux époques gauloise et romaine.

J-Y Eveillard, Maître de Conférences, CRBC, – Brest,

La Pointe Saint-Mathieu dans la géographie antique,

B. Tanguy, Chargé de recherches au CNRS-CRBC, – Brest,

Le haut Moyen – Age : légende et histoire,

Président de séance : G. Milin, Professeur, CRBC, – Brest,

G. Le Duc, Professeur, Université de Rennes II

La Translation de Saint Mathieu,

B. Merdrignac, Maître de Conférences – Université de Rennes II,

Les Navigations fabuleuses,

Chanoine A. Villacroux,

La Navigation des moines de Saint-Mathieu,

Abbé Jo Irien,

Le culte de Saint Mathieu en Bretagne,

Visite du fort de Bertheaume, Y. Chevillotte.

Le samedi 24 septembre

Président de séance : A Chédeville, Professeur, Université de Rennes II,

H Guillotel, Professeur des Facultés de Droit, Paris,

Les vicomtes de Léon sont-ils les fondateurs de ‘labbaye de Ssaint Mathieu ?

Marc Simon, OSB, Landévennec,

L’abbaye médiévale : du temporel au spirituelet

Le temporel de l’abbaye de Saint Mathieu,

M .Le Goffic, Archéologue départemental du Finistère,

Du probable agrandissement du collatéral sud de l’abbatiale au XIIIe siècle

H Michéa : Capitaine au long cours et l’association ” Les Amis de Saint- Mathieu »,

Saint Mathieu, la mer, la guerre, l’abbaye et la ville (XIII e – XVI e siècles).

F. Roudaut, Maître de Conférences – CRBC, Brest.

L’abbaye, des Mauristes (1646) à  la Révolution (1789)

Après- midi,

Visite commentée de l’abbaye par Y-C Castel, Chercheur à  l’Inventaire Général des monuments et des richesses artistiques de la France (ER)

Visite commentée du musée, Présentation de la maquette

Par M-.C. Cloître, Présidente de l’Association ” Les Amis de Saint-Mathieu ».

An cours du vin d’honneur servi à  l’Hippocampe et offert par la Commune M. le Maire remit aux organisateurs du Colloque, la médaille de la Commune de Plougonvelin.

Autre aspect du Colloque : les moments de convivialité, lors des ” pauses » et des repas pris à  L’IGESA du Trez-Hir.. Les participants gardent un très bon souvenir de ces deux journées studieuses et amicales.

LES ACTES DU COLLOQUE SAINT MATHIEU DE FINE-TERRE

Répondant à  la demande de l’Association Le Conseil Général nous accorde une subvention pour l’édition. Aussitt l’association lance une souscription. Des prospectus comportant le sommaire du livre et le bulletin d’inscription sont déposés en divers lieux à  la disposition du public. D’autres sont adressés aux membres de l’association, aux membres de divers organismes qui nous avaient aimablement communiqué leurs adresses. De l’avis des habitués nous devons être satisfaits des quelque 320 souscriptions.

En début septembre 1995 , nous reprenons contact avec M. B. Tanguy et Mme Ch Guillou pour mettre au point le contenu des Actes. La plupart des conférenciers ont déjà  remis leur texte sur disquette. Certaines conférences sont saisies sur ordinateur par les secrétaires du CRBC . Il restait à  préparer d’autres textes ainsi que les manuscrits latins qui devaient être mis en appendice des Actes.

M. A. Villacroux, excellent latiniste, réalisa un important travail de transcription et de traduction. B. Tanguy assura la vérification de l’ensemble, des noms bretons en particulier. Jean Chevillotte et Daniel Le Gléau effectuèrent la saisie sur ordinateur des textes fournis par l’association.

Il fallut également choisir photographies et illustrations et obtenir certaines autorisations de reproduction, d’ailleurs aimablement accordées par la Bibliothèque Nationale, les Archives Nationales et le Musée de la Marine de Paris.

Après la mise en page, faite par l’Imprimerie Commerciale de Bannalec, il y eut la relecture des textes et les ultimes corrections. Plusieurs membres de l’association y ont participé, dont M. A. Villacroux et P. de Clarens.

Le 16 décembre 1995 le livre des Actes du colloque était livré par l’imprimeur, puis les exemplaires adressés aux souscripteurs dès la fin des grèves de décembre. Plusieurs membres ont participé à  cette expédition : J. Chevillotte, qui assuma jusqu’au bout la responsabilité de la souscription, J-C et D Bertaux, J Biseau et M-C Cloître.

Le 15 janvier eut lieu la présentation du livre, en présence d’une centaine d’Amis de Saint-Mathieu et d’Amis du CRBC

Actes que les Plougonvelinois peuvent consulter à  la Bibliothèque municipale de Plougonvelin.

LES MESSES DANS L’ABBAYE

Pendant plusieurs années en raison des travaux dans l’abbaye, les messes eurent lieu près de la chapelle Notre-Dame de Grâce, autour du calvaire, puis dès que ce fut possible, de nouveau dans l’abbaye.

Les messes furent célébrées par :

  • Le 1e août 1993 : M. l’abbé Louis Gaonac’h, vicaire Général,

  • Le 7 août 1994 : Dom Louis Cochou, M. le Vivaire Géneral Méar et plusieurs prêtres

  • Le 6 août 1995 : Mgr Jean Vilnet, homélie du Père Pierre Le Roux, des pères de la Salette. L’après-midi , observation nouvelle de l’architecture de l’ abbaye, dirigée par M. l’abbé Y-P Castel.

  • Le 4 août 1996 : Mgr Jean Vilnet , homélie de M. l’abbé Jo Irien sur le thème : Le culte de saint Mathieu en Bretagne. L’après-midi : célébration suivie d’une présentation de diapositives dans la chapelle.

  • Le 3 août 1997 : M. l’abbé Dirou, accompagné de jeunes qui préparaient les J.M.J. du Bourget.

  • Le 2 août 1998 : M. l’abbé F. Maguer, curé doyen de Saint-Renan ,

  • 1e août 1999 : M. l’abbé Jean Plantec, ancien recteur,

  • Le 6 août 2000 : M. l’abbé Philippe Jézéquel, vicaire de Saint Renan, et responsable de la pastorale des jeunes du secteur. .Des jeunes se préparaient à  partir à  Rome pour les J.M.J

  • Le 5 août 2001 : M. l’abbé Jean Floch, recteur de Plougonvelin.

Il convient de mentionner la fidèle participation, à  une chorale réunie pour ces fêtes, de personnes de Plougonvelin et du Conquet ainsi que la contribution d’organistes : Sœur Denise, Madame J. Perros, M. J-P Seguin.

Ordination : Le 16 juillet 1996 Nous avons eu la joie d’assister à  l’ordination d’Alain Château , membre de l’association.

LE VIDEO-FILM

Le tournage des scènes prévues en divers lieux et des paysages évocateurs, avec ou sans les figurants. Merci à  ces derniers qui ont été plus acteurs que figurants et ont fait preuve d’une grande patience : M.M. Pierre Gouriou et Patrick Prunier, tour à  tour moines celtes, marins bretons et moines bénédictins, Nanou Billardon, pèlerine venue prier Saint Mathieu, Eugène Lunven qui, seul ou avec sa jument Huguette, représentait le monde paysan d’avant la Révolution. L’hélicoptère retenu pour les prises de vue aériennes ne fut disponible que le 31 mai. Le film sortait le 6 juin !

Il fut présenté aux membres de l’Association et à  leurs invités dans la chapelle Notre Dame de Grâce. Les visiteurs du musée apprécient le vidéo-film.

Merci à  M ; Ph Colombel, de Breiz – Multimédia, au réalisateur Yann Cailletaud, jeune cinéaste de talent, à  J-C Bertaux , surtout pour l’orientation de départ, à  Jeanne-Marie Louarn qui, avec M-C Cloître a maintes fois travaillé le scénario et vérifié le montage du film en cours de finition.

Le vidéo-film : « Saint-Mathieu, l’abbaye du Bout du Monde », présente en 17 minutes, l’essentiel de l’histoire du site et de l’abbaye : l’implantation du monastère et son architecture, la vie des moines selon la règle de Saint Benoît, durant les longues périodes de paix ou au péril des multiples conflits qui ensanglantèrent la pointe. Une vie monastique renouvelée au XVIIe siècle par les Bénédictins de Saint Maur, éteinte en 1791 au départ des derniers religieux. Une longue histoire dont les échos se prolongent aujourd’hui sur le site.

1997 : LE 25e ANNIVERSAIRE DE L’ASSOCIATION

C’est le 18 juillet 1972 que l’Association fut fondée. .Nous avons choisi de célébrer cet anniversaire par un repas campagnard. M. et Mme Jean Chevillotte avait mis à  notre disposition leur manoir de Kélédern, en Plougonvelin. Ce fut une soirée amicale et chaleureuse, prise en charge par les uns et les autres, tables et bancs étant prêtés par le Commune. Le four récemment restauré par J Chevillotte et le far qui y fut cuit eurent un grand succès près de la soixantaine de participants.

Pour marquer le 25e anniversaire de l’association nous organisons avec la SPREV des visites guidées dans l’abbaye. Trois étudiantes très qualifiées accueillent le public. Cette coopération avec la SPREV se maintient jusqu’en 2001.

Cette même année, lors d’une fête des Associations nous organisons sur un espace réduit , un jeu de galoche, bien oublié aujourd’hui et pratiqué à Plougonvelin , mais en extérieur et sur d’amples parcours.

LE TRANSFERT DU MUSEE

On en parlait depuis bien des années. Déjà  en 1972 M. le Maire nous proposait un transfert dans l’ancienne maison des gardiens de Phare.

La volonté de M. J-Y Cozan, Vice – Président du Conseil Général, de faire avancer les choses à  Saint Mathieu fait que plusieurs entrevues à  ce sujet ont lieu, entre lui ou ses représentant de la SAFI, et notre Association.

Une convention entre le Syndicat mixte est mise au point puis présentée à  une Assemblée générale extraordinaire de l’Association, le 2 février 1998 .La convention reprend les termes de la mise à  disposition de notre association de l’ancienne école de Saint-Mathieu par la Commune de Plougonvelin en 1983. Des espaces supplémentaires sont prévus pour une salle vidéo et un espace d’exposition.

Après accord de l’Assemblée générale, la convention est signée entre M. J-Y Cozan, M. L Caradec, maire et Mademoiselle M-C Cloître, le 3 février1998. Sont également présents Mme Anne Gautier, de la SAFI, Mme Tison, secrétaire générale de mairie, et M. Daniel Le Gléau, trésorier de l’ Association. Les travaux de mise en état de l’ancienne maison des gardiens de phare étant terminés, l’emménagement dans le nouveau musée a lieu le 8 juin. L’ouverture au public le 15 et le 20 nous recevions le premier groupe de la saison.

TRAVAUX D’HISTOIRE ET ARCHIVAGE

  • L’inventaire des titres de l’abbaye, transcrit par l’abbé Mengant au XIX e siècle, saisie informatique et mise en page par les soins de l’Association,

  • Saint Mathieu, apôtre et évangéliste, M-C Cloître, avec la participation de J-Marie Louarn, D Cornec et M. Villacroux.

  • Travaux de Jean Chevillotte, pour une part en collaboration avec M-C Cloître et l’Association :

  • Le cadastre de 1841 (plans et Etat des sections ) 6 tomes,

  • Croix et calvaires

  • Les Moulins à  vent

  • La scannérisation de documents concernant l’abbaye est en cours aux Archives.

  • Le classement des reproductions de documents, rassemblés depuis 1972, est pris en compte par Danielle Cornec, à  Saint Mathieu.

  • Notre association a prêté des photographies et documents pour diverses réalisations :

  • le Bulletin communal spécial : 1900- 2000,

  • et le livre : Histoire et Souvenirs de Plougonvelin ,édité en 2002 par l’Association : ” Plougonvelin, Histoire et Souvenirs »

  • L’Association ” Les Amis de Saint-Mathieu » a contribué, par la rédaction de notices, à  l’Inventaire du patrimoine des Communes du Finistère, édité par les Editions Flohic.

  • Elle a participé à  quatre Salons d’histoire locale, organisés par le Service des Archives Départementales, à  Quimper, Lesneven et Plonéour-Lanvern.

  • La préparation et la mise sur le réseau Internet d’une information concernant Saint-Mathieu, accompagnée d’illustrations, a été réalisée par Daniel le Gléau avant Brest 96.

LES EXCURSIONS

Excursions géologiques

Ces sorties permettent de découvrir un autre aspect de notre patrimoine, naturel cette fois. Les roches du sous-sol qui affleurent dans les carrières et les falaises, ont servi aux diverses constructions que nous pouvons observer également.

Pour ces excursions nous avons bénéficié de la grande compétence de M. Louis Chauris, géologue, Directeur de recherches au CNRS (ER)

3-8-1988 : Les roches du littoral de Trégana au Conquet

compte-rendu dans le bulletin de décembre 1988

10-8-1990 : Les affleurements de deux massifs granitiques et leur bordure, de Porspoder à  Corsen

Compte -rendu dans le bulletin de mai 1991

11 -8-1992 : Carrières littorales et constructions de Trégana à  la Pointe Sainte Barbe et dans l’arrière pays

compte -rendu dans le bulletin de mai 1993.

10- 8- 1995 : La pierre de Logonna et le Kersanton,

compte -rendu dans le bulletin de juin 1996,

29 -7-1998 : En descendant l’Aber-Ildut

compte -rendu dans le bulletin de janvier 2000,

3 août 2000 : La défense avancée de Brest en direction du nord-ouest,

compte -rendu dans le bulletin de janvier 2001.

6- 8 – 2002: La Baie de Goulven et ses abords. Géologie, carrières littorales, mégalithes et édifices religieux.

Les excursions historiques

Organisées par l’Association, elles ont pour objectif de connaître les dépendances de l’abbaye : les prieurés : maisons, chapelles ou églises, des lieux en lien avec l’histoire de l’abbaye ou des monuments particulièrement intéressants sur le trajet.

11-8-1993 : Sur les pas de Saint-Tanguy et de Sainte Haude : les lieux de la légende.

compte -rendu dans le bulletin de décembre 1993.

17-7-1995 : La voie romaine de Saint-Mathieu à  Kerilien, sous la direction de M. J-Y Eveillard.

Compte -rendu dans le bulletin de juin 1996.

8- 8-1996 : Les dépendances de l’abbaye dans la vallée de l’Elorn.

compte -rendu dans le bulletin de juin 1997.

8- 8-1997 : Les dépendances de l’abbaye dans le Nord-Ouest du Léon.

compte -rendu dans le bulletin de décembre 1997.

28-7-1999 : Croix et chemins : Zig-Zag dans Plougonvelin, en compagnie de M. J-Y Eveillard.

compte-rendu dans le bulletin de janvier 2000.

8-8-2001 : Histoire et paysages dans les Monts d’Arrée.

compte -rendu dans le bulletin de janvier de 2002.

SANT VAZE

Kavet ‘peuz war da hent Tu as trouvé sur ta route

Eur Zalver, eun Aotrou Un Sauveur, un Seigneur

Bez’ ganeom ‘hed on hent, Sois notre compagnon de route

Sank enneom e gomzou Inscris en nous ses paroles.

1 Locmazé Penn-ar-bed 1 Loc Mazé Finistère

zo dit -te da viken, Est à  toi pour toujours,

vel eur mor a zour -réd Comme une mer d’eau qui coule

E sammi or pedenn Tu te chargeras de nos prières.

2 Maltouter a -wechall, 2 Publicain autrefois

Gant Jezuz bet galvet, Appelé par Jésus

Da vreudeur gwelet fall Tes frères méprisés

Da breja‚ peus peded Tu les as invités à  dîner.

3 Ar skribed, mad da rén, 3 Les scribes, tout puissants

A youhe heb kompren Criaient sans comprendre

E klake Mab an Dén Que le Fils de l’Homme

Savetei pehérien Voulait sauver les pécheurs

4 Karantez Mab an Dén 4 L Amour du Fils de l’Homme

peus gwelet ha rannet, Tu l’as vu et partagé.

Skrivet ‘peus ‘vit peb dén Tu as écrit pour chaque homme

E gomzou entanet Ses Paroles enflammées

5 Saint Mathieu, du ciel, 5 Saint Mathieu, du ciel

Bez on hent d’ar vuez Sois notre chemin vers la vie

Gra m’on no eur feiz krenv Fais nous avoir une foi forte

Ha dreist-oll karantez Et surtout de l’amour.

Ce cantique à  Saint Mathieu a été composé à  l’occasion de l’Année Saint Mathieu. Les paroles sont de l’abbé Jo Irien, la musique de l’abbé Roger Abjean.

SAINT-MATHIEU AUJOURD’HUI

Les Amis de Saint-Mathieu se sont réjouis de voir ces dernières années la mise en œuvre des projets du Syndicat mixte pour l’aménagement et la protection de la pointe Saint-Mathieu.

la restauration des grands murs des enclos

l’aménagement de la grande place de l’abbaye et des abords de la chapelle Notre -Dame de Grâce,

et la mise en place de bornes d’information qui rendent service aux visiteurs, à  toute heure du jour ( on peut toutefois souhaiter qu’ils aillent au-delà  de cette première information )

Pour tous ces travaux, le Syndicat mixte a obtenu des contributions financières importantes, ce qui lui permet d’envisager la poursuite de ses projets, en particulier la réalisation du cénotaphe, près du Monument aux Marins.

L’abbaye a bénéficié de plusieurs campagnes de travaux de consolidation, dont la dernière vient de s’achever :

restauration des voûtes et assainissement des pierres du chœur et du transept,

restitution des meneaux des fenêtres hautes du chœur.

On ne peut que féliciter M Le Fèvre, Architecte en chef des monuments historiques et l’entreprise Moullec d’avoir redonné une certaine jeunesse à  cette partie de l’abbatiale, l’Etat (75% ) et le Conseil Général ( 25 % )ayant assuré le financement de ces travaux comme ceux des campagnes précédentes.

Les sondages et les fouilles archéologiques, effectuées avant ou au coursde diverses interventions, ont apporté leur contribution à  la connaissance de l’histoire de l’abbaye.

Tous ces efforts faits par les divers responsables, depuis des années – sans oublier la mise en souterrain des réseaux électrique et téléphonique, ne sont-ils pas dans la ligne des objectifs envisagés, à  plus ou moins long terme, par les participants à  la réunion du 2 février 1973 ?

L’Association, pour sa part, reste particulièrement attachée à  la dimension spirituelle, historique et artistique du lieu, qu’elle s’efforce de servir journellement.

LE TRENTIEME ANNIVERSAIRE DE L’ASSOCIATION

Il a été célébré le 18 juillet 2002 au cours d’une réception à  laquelle ont pris part un grand nombre de membres de l’Association et leurs invités, en présence de M. Louis Caradec , Maire de Plougonvelin et Président du Syndicat Mixte pour la protection et la mise en valeur de la pointe Saint-Mathieu et de M. Talarmin, Président de la C.C.P I.

A cette occasion, M-C Cloître, Présidente de l’Association, s’est vue remettre Les Palmes Académiques, à  titre de chevalier, par M. Yvon Alain, commandeur dans le même ordre.

Une exposition, d’une vingtaine de panneaux, présentait l’activité de l’Association depuis 1972 et mettait aussi en valeur les travaux réalisés à  Saint-Mathieu, sur l’abbaye par le Service des Monuments Historiques, et sur le site par la Commune, le Conseil Général et le Syndicat mixte.

Les Amis de Saint-Mathieu entament une nouvelle étape, une marche en avant, dans la fidélité à  leurs objectifs

La deuxième étape : 1981 – 1992

La création de la Salle d’exposition

Depuis plusieurs années, les membres de l’Association désiraient disposer d’un local proche de l’abbaye qui leur permettrait de présenter aux visiteurs l’histoire de l’abbaye de Saint – Mathieu.

Ce souhait se réalise à  partir de 1981 par le rencontre de deux opportunités : la disponibilité de M. Jacques Rongier, nouvellement retraité de la Marine, qui accepte de consacrer un temps de sa retraite à  la création d’une salle d’exposition et la mise à  disposition de l’Association, par le Conseil municipal de Plougonvelin, de l’ancienne école communale de Saint-Mathieu, dans laquelle deux salles seront préparées.

Entouré d’une dizaine de volontaires Jacques Rongier se met au travail . Le premier « exercice » consiste à  rénover l’exposition sur le Patrimoine religieux local, mis en place plus anciennement dans la chapelle Notre Dame de Grâce. L’inauguration a lieu le 3 juillet 1982.

En vue de réaliser l’exposition sur l’histoire de l’abbaye, de patientes recherches sont menées par plusieurs membres de l’Association et surtout par J. Rongier, dans les Services des Archives départementales de Quimper et de Brest, de Nantes et de Rennes, à  la Bibliothèque municipale de Brest, aux Archives de l’évêché, de l’abbaye de Landévennec, à  la Bibliothèque Nationale, aux Archives de France, aux Services historiques de la Marine et de l’Armée, à  la Bibliothèque vaticane – par l’intermédiaire d’ecclésiastiques, enfin partout où l’on pouvait espérer trouver quelques traces de l’histoire de l’abbaye.

Il convient de signaler la contribution désintéressée de M. Hubert Michéa, qui a communiqué à  notre Association le résultat de ses propres recherches.

D’année en année, le travail se poursuivit. Signalons la part prise par M. Yves Chevillotte dans la recherche de documents, particulièrement pour la période révolutionnaire.

Parallèlement sont préparés des objets devant prendre place dans la future salle : des blasons de bois peints, les photographies de l’architecture, la présentation, sur des supports, des documents choisis et des photographies, des inscriptions de bois découpé, des supports pour des éléments de pierre provenant de l’abbaye et pour les vestiges du calvaire de 1622. Bien des membres participent à  ces travaux, les samedis après-midi.

Tout le mobilier, en beau bois de châtaigner, est réalisé par M. Salaün de Lochrist. Une maquette de la région est réalisée, sous la direction de M. Corentin Le Pape de Quimper, par M. Bernard Tesson, Jacques Vilnet, André Le Souchu et Jacques Rongier.

En 1983, une opération « Portes ouvertes » permet aux Plougonvelinois de prendre connaissance du projet et de constater l’état d’avancement des travaux.

La salle d’exposition est inaugurée officiellement le 7 juillet 1984

Les exposition thèmatiques

Dès le début du projet de salle d’exposition, il fut envisagé d’utiliser la seconde salle de l’ancienne école pour des expositions à  thèmes, qui seraient renouvelées régulièrement.

1) En 1984 : La libération de Plougonvelin

Un thème s’imposait : La Libération de Plougonvelin. C’était en effet le quarantième anniversaire de cet évènement heureux, en même temps que douloureux pour bien des familles de la commune. Il y eut près de quarante victimes civiles -dont M. Joseph Moal, recteur- et de nombreuses destructions, sans oublier l’incendie de l’église.

Des objets et des photographies prêtées par des témoins permirent d’évoquer cette période, tandis que, sur la maquette de la région, furent matérialisées les positions allemandes et celle des troupes américaines et FFI à  quelques heures de la reddition allemande. Cette dernière eut lieu le 9 septembre à  13 heures, au poste de commandement allemand de Kerveur.

Une collecte de souvenirs fut confiée aux jeunes et permit de rassembler des témoignages, précieux pour l’histoire. La récompense pour tous les participants fut une promenade en avion au-dessus de Brest.

2) En 1985 : Le patrimoine

Une exposition sur le patrimoine de la commune fut mise en place. Il s’agissait des manoirs, chapelles, croix et calvaires, fontaines, puits anciens, statues se trouvant sur la commune. A noter que dès le début les habitants de Plougonvelin ont bien voulu offrir ou confier pour quelques temps à  l’Association des objets qui ont pris place dans l’une ou l’autre des expositions.

3) En 1987 : Le travail du goémon à  Plougonvelin

L’exposition comportait plusieurs aspects : les algues présentes à  différents niveaux sur nos cà´tes, leur utilisation ancienne, la réglementation de la coupe par Colbert, les utilisations industrielles anciennes en France et dans la région proche (usine du Conquet) puis l’utilisation moderne : industrielle, pharmaceutique ou cosmétique. La reconstitution de remontées du goémon de la grève des Rospects, grâce au davied, et de la grève du Goazel, avec cheval et charrette permet d’actualiser une activité courageuse de nos anciens. M. Eugène Lunven fut, avec sa bonne jument Huguette, le principal acteur de ces reconstitutions.

Les divers épisodes de ce travail furent photographiés par M-C Cloître et Jean Brieuc Tesson, dessinés par Armand Cudennec puis présentés dans l’exposition.

4) En 1991 : Plougonvelin vers 1900

Cette exposition , qui comme la précédente connut un grand succès, suit pas à  pas la description de Louis Coudurier, rédacteur de la Dépêche de Brest, dans son livre « De Brest au Conquet par le chemin de fer électrique» paru en 1904.

Des cartes postales anciennes aimablement prêtées par MM Peslin et Goachet contribuèrent à  l’illustration du thème. Des recherches complémentaires permirent de présenter : coiffes et costumes, vie rurale, vie paroissiale, les débuts des bains de mer Cette exposition rappela bien des souvenirs aux Plougonvelinois et aux visiteurs de la région. Elle permit aussi de mesurer l’importance des transformations survenues depuis dans la commune.

Documents nouveaux et vidéo-films

M. l’abbé Y-P Castel avait découvert à  Milizac une croix très ancienne en ivoire. L ‘Association, ayant obtenu que cette croix dite « des abbés de Saint-Mathieu» soit reproduite, fit l’acquisition d’un exemplaire pour la salle d’exposition.

Le remplacement des fenêtres anciennes par de grandes baies vitrées permit d’intégrer un peu dans la salle l’environnement proche : le porche de la chapelle Notre -Dame de Grâce et la mer, au-delà . Les notices explicatives furent uniformisées, des textes remplacés par des gravures plus parlantes. La mise en valeur d’objets préhistoriques fut complétée par une carte du peuplement ancien, élaborée aussi grâce à  une première étude de l’état des sections, registre accompagnant le cadastre de 1841.

L’ancien préau de l’école fut transformé en salle de projection. A partir de 1986 les visiteurs purent y regarder la vidéo – cassette d’un film produit par F.R.3 Bretagne, intitulé « Le feu du bout du monde » dont une grande partie concerne l’abbaye.

En 1987, les diapositives prises lors de la remontée du goémon, jointes à  celles prises par M. Thierry Simon, de Saint-Mathieu ont permis la réalisation d’un montage audio-visuel sur le goémon, œuvre de deux étudiants de Brest : Myriam Garnier et J- F Jacob. Ces vidéo – films complétèrent très utilement les expositions et furent appréciées des visiteurs. A l’intention de ces derniers, les guides de visite de la salle d’exposition furent traduits en plusieurs langues. Le ticket d’entrée fut pendant quelques années un guide de visite du site dessiné et rédigé par M. Georges Vaillant .

Les éditions

Elles aussi accompagnent les expositions et poursuivent le même objectif : faire connaître l’histoire de l’abbaye ou l’histoire locale.

A coté de la brochure du chanoine ELIES « Plougonvelin, Saint-Mathieu de Fine-Terre » édité en 1972, l’Association a réédité en 1985 l’ouvrage de Prosper LEVOT : « L’abbaye de Saint-Mathieu de Fine-Terre » paru en 1874 et celui de Louis COUDURIER : « De Brest au Conquet par le chemin de fer électrique » publié en 1904.

Par ailleurs elle édite, (avec l’aimable autorisation de l’auteur) une reproduction du tableau de M. Fr Perhirin représentant le village de Saint-Mathieu et une reproduction, recto – verso, de la croix pectorale dite « des abbés de Saint-Mathieu ».

Ressources et soutiens

Pour ces diverses réalisations l’Association devait trouver des ressources, c’est pourquoi depuis 1982 elle organise chaque année une soirée – loto, à  laquelle plusieurs centaines de personnes nous font l’amitié de participer. D’autres nous offrent des lots nécessaires au succès de cette soirée, répondant ainsi aux sollicitations de plusieurs membres, en particulier de notre infatigable Monique Le Souchu..

Chaque année la commune nous apporte une aide précieuse pour des transports à  l’occasion du loto et aussi lors de l’organisation de la messe dans l’abbaye.

Notre Association a reçu depuis 1984 jusqu’à  1995, des subventions du Conseil Général et de la Commune.

Nous avons également bénéficié du soutien de la société Rallye pour l’édition d’affiches et pour notre loto annuel. Le Courrier du Léon nous offre, depuis 1985, les tickets d’entrée au musée.

Conférences , films et concerts

– 23-7-1982 : Croix et calvaires par M. Y-P l’abbé Castel Histoire de l’abbaye et sa vocation maritime par M. l’abbé A.Villacroux

– 6 – 8 – 1983 : Film : le Mystère du Folgoà«t présenté par M. et Mme Caouissin

– 7-8-1985 : Matilin an dall , le sonneur légendaire par M. B. De Parades

– 22-7-1988 : La vie des goémoniers par M. P. Arzel

– 28-7-1989 : Le passage du Raz de Saint-Mathieu au Moyen -Age par M. Hubert Michéa

– 18-8-1990 : La Marine Royale à  Brest de 1660 à  1790 par M A Boulaire

– 23-9-1983 : Concert par le Quintette à  vent des Equipages de la Flotte, à  Notre-Dame de Grâce

– 27-7-1984 : autre concert par la même formation

Pendant plusieurs années, de 1986 à  1989, nous avons bénéficié de la présence du Quatuor vocal et de L ‘Ensemble Choral du Léon qui animaient nos messes dans l’abbaye et donnaient le soir un concert à  Plougonvelin, dans le cadre du Festival des trois mers

Relations et participations

Nous avons adhéré à des associations dont les objectifs sont proches des nôtres mais à  des niveaux différents. C’est ainsi que nous adhérons à  BREIZ SANTEL qui œuvre depuis une cinquantaine d’années au service du patrimoine religieux de Bretagne ( des membres de l’association participent au 40e anniversaire de Breiz Santel le 25 avril 1992 ), à  SITES et MONUMENTS et au CIRDOMOC (Centre International de Recherche et de Documentation sur le Monachisme Celtique du Haut – Moyen -Age) animé par des professeurs et chercheurs, dans le prolongement du 15e centenaire de LANDEVENNEC.

Les objectifs de l’Association nous amènent aussi à  participer à  diverses manifestations :

  • en 1985, célébrations de LANDEVENNEC. A cette occasion un fanion a été confectionné pour représenter l’abbaye de Saint-Mathieu

  • plusieurs rencontres historiques à  LESNEVEN,

  • une rencontre à  LOC-MAZE du Drennec, le 14 août 1990, journée organisée par F. Jestin et M.l’abbé Dominique de Lafforest à  l’intention des groupements qui oeuvrent au service du patrimoine religieux de notre région.

  • Accueil de groupes

  • De nombreux membres de l’association se relaient pour assurer les permanences de l’été dans la salle d’exposition. Le livre d’or témoigne de l’intérêt des visiteurs français et étrangers. A l’intention de ces derniers des guides de visite en plusieurs langues sont rédigés. Par ailleurs, La Présidente reçoit plusieurs étudiants et met à  leur disposition divers documents.

  • Des groupes ont été accueillis par l’association, sur le site et dans les salles d’exposition et de projection.

Les messes dans les ruines

Les messes étaient célébrées d’abord en juillet autour de la fête de Sainte Anne et en août en l’honneur de Saint Mathieu . Par la suite une seule messe fut organisée. Le premier dimanche d’août fut choisi comme étant plus favorable, davantage d’estivants se trouvant sur place.

La messe en l’honneur de Saint Mathieu fut célébrée depuis 1981, par :

  • Mgr André Pailler, ancien évêque de Rouen, assisté de M ;M. les abbés Jean Plantec, recteur et Y Inizan, ancien directeur du service diocésain des vocations.

  • M. le Vicaire Général Henri Minou.

  • Mgr Jean Vilnet, à  deux reprises

  • M. l’abbé Gérard Le Stang, originaire de Plougonvelin.

  • M. l’abbé Guillaume Croguennec, responsable des Jeunes du secteur.

En octobre 1980, juillet 1981 et en avril 1982, des démarches furent faites auprès du Service départemental d’Architecture en vue de mettre un autel de pierre dans l’abbaye afin de faciliter la célébration des messes.

Un bel autel qui provient du Carmel est toujours disponible. Peut-être trouvera-t-il place un jour dans l’abbaye ?

En 1985, il n’y eut pas de messe dans les ruines….Question de sécurité !

A le suite de cela l’Association demanda officiellement que soit de nouveau étudié le problème de la consolidation des ruines, afin que la sécurité soit assurée dans l’abbaye o๠passent des milliers de visiteurs, et que soit conservé un des plus beaux éléments architecturaux de notre patrimoine régional.

L’intérêt pour Saint-Mathieu grandit : de nouveaux acteurs se mobilisent

Le public et les élus sont davantage sensibilisés. Un plan d’aménagement de l’ensemble du site est étudié, d’abord par la Commune en puis par le Conseil Général en . Ces deux premières études sont présentées au public.

De son côté M. Le Fèvre, architecte en chef des Monuments Historiques réalise une étude concernant l’abbaye elle-même.

Enfin la dernière étude faite par la S.A.F.I, pour le compte du Conseil général, portée à  la connaissance du public en décembre 1990, reçoit un début de réalisation : l’achat par le Conseil Général, puis la destruction des deux maisons implantées sur l’ancien « champ de foire ».

Sous la direction du Service des Monuments Historiques, une première tranche de travaux est réalisée sur l’abbaye : rejointoiement de la façade et des murs du chœur, couverture du chœur et du transept. L’Etat assume 75 % du montant des travaux et le Département 25 %.

Une autre tranche de travaux est entreprise sur le site : la mise en souterrain des réseaux électriques et téléphoniques.

Les divers travaux sont coordonnés par M. le Sous – Préfet de Brest, des réunions se tiennent périodiquement à  la Sous – Préfecture. Des membres de l’Association y prennent part.

D’autres étapes suivront. Notre association est particulièrement intéressée par les fouilles qui pourraient être programmées et par le futur musée envisagé.

Au service du patrimoine local :

La remise en place par M. R Goarzin, de la tête de la statue de l’enfant – Jésus de la fontaine de Saint-Jean.

La contribution à  la remise en place de plusieurs croix.

Le nettoyage et la peinture de la statue en pierre de la Vierge du Lannou.

Des demandes faites pour la rénovation des statues de Sainte Anne et de Saint Mathieu dans la chapelle Notre Dame de Grâce et pour la restauration de la statue dite ” Notre Dame du Bout du Monde » dans l’église paroissiale. Les dépenses sont assumées par la commune.

la transcription de l’Etat des sections, accompagnant le cadastre de 1841 permet de disposer de renseignements sur le passé de notre commune. Certains sont intégrés dans les expositions, d’autres le seront par la suite.

Plusieurs membres de l’association participent à  l’étude de l’aménagement du sentier cà´tier

En 1991, lors de la création de l’Office de Tourisme deux membres proposés par l’Association sont nommés par M. Le Préfet : M. B. Tesson et Mme M- F Perrot

L’assemblée générale de 1992 est celle du 20e anniversaire de l’Association. Une rétrospective de l’activité de l’Association paraît dans les bulletins de juin et de décembre 1992.

Au cours de cette assemblée générale de 1992, M .le Maire de Plougonvelin nous propose le transfert du musée dans l’ancienne maison des Gardiens de phare. L’association accepte cette éventualité mais demande qu’à  l’arrière du musée soit construite une salle d’exposition d’environ 120 m2 et que nous puissions aussi utiliser la cave mauriste toute proche.

Durant les années suivantes, un thème fait l’objet de réflexion et de discussions : le contenu du futur musée et notre rà´le dans ce nouvel équipement.

La première étape 1972-1981

Des démarches en faveur de l’abbaye.

Elle est caractérisée d’abord par des démarches, entreprises par M. René Le Gall, Président, auprès des divers Responsables des Services administratifs, en vue de susciter un intérêt plus grand envers le site de Saint-Mathieu et ses monuments. Il s’agissait avant tout de conserver et consolider l’abbaye et de mettre en valeur le site. Une réunion importante eut lieu à  Saint-Mathieu le 2 février 1973. On y notait la présence de MM. Caillaud et Sollais, Architectes du Service des Bâtiments de France, de M. Sanquer, des Antiquités historiques de Bretagne, du Capitaine de frégate Favre, de la Préfecture maritime, de M. Le Gall, du Service des Phares et Balises, de M. Le Corre, maire de Plougonvelin, de M. Villacroux ,recteur et de M. le Gall, président de l’association « Les Amis de Saint-Mathieu ».

L’abbaye est examinée sous tous les angles : lézardes, inclinaison des pignons sud etc… Déjà  pratiquement tous les aspects de l’amélioration du site sont passés en revue : le dégagement de la façade romane, des fouilles pour retrouver l’emplacement de l’ancienne fontaine, les restes des tours de l’ancien rempart, les limites de l’ancienne ville. La création d’un musée est envisagée ainsi que l’organisation de manifestations artistiques ou spirituelles.

Le 20 mars suivant, une réunion se tient à la Sous – Préfecture de Brest. Plusieurs points sont étudiés : la destruction des maisons en ruines au sud-est de la chapelle, le relogement des sémaphoristes afin de dégager la façade romane etc…

M. André Cheminant, Conseiller général du canton de Saint-Renan, intervient en faveur de Saint-Mathieu au Conseil Général.

En 1977-1978, d’importants travaux sont réalisés par le service des Monuments historiques : mise en place d’une toiture sur la voûte restante, consolidation des pignons sud. Cependant les arcades du fond de la nef continuent de pencher dangereusement. Le projet de déplacement des bâtiments de la Marine n’est pas réalisé. Sans doute est-il difficile de trouver un emplacement qui convienne aux uns et aux autres.

Les célébrations

Dès 1971, M.Villacroux organisa des célébrations dans l’abbaye. L’accent était mis sur le renouveau religieux que constituaient ces messes dans l’abbatiale restée vide et silencieuse depuis la Révolution. Une certaine émotion, le sentiment de faire revivre quelque chose d’important, animaient les nombreux participants. Les premières années, il y eut deux messes chaque été : le troisième dimanche de juillet, en l’honneur de Sainte Anne et le troisième dimanche d’août en l’honneur de Saint Mathieu. Elles étaient présidées par des prêtres amis de la paroisse, qui faisaient à  M.Villacroux l’amitié et l’honneur de présider ces cérémonies.

Brochure et recherche historique

Les échos de ces manifestations se répandirent dans la presse, suscitant intérêt, courrier et adhésions à  l’association. .M. Villacroux, secrétaire assumait l’essentiel du travail : plus de 200 lettres reçues ou expédiées entre 1972 et 1981.

Tout de suite aussi il voulut rédiger une brochure historique sur Saint-Mathieu. Il rassembla des renseignements et documents et confia la rédaction de l’ouvrage à  M. le Chanoine Eliès. La première édition de ” Plougonvelin Saint Mathieu de Fine -Terre » parut en 1972. D’autres éditions suivirent.

Le premier thème de recherche sur ” les Cartographes du Conquet » fut mené en 1974 et 1975 et motiva des visites de M. Villacroux à  la Bibliothèque Nationale puis à  la Bibliothèque du Château de Chantilly. A partir des diapositives obtenues M Villacroux réalisa des cartes de grandes dimensions, destinées à  prendre place dans un musée.

A partir de 1975, pour répondre à  une demande d’un professeur de Grenoble, M. Villacroux entreprit une recherche sur Godefroy de Viterbe et ses écrits, recherche qui allait le mener à  travers la France et l’Allemagne, et aboutir à  une étude parue en 1979 dans la revue belge Kadath, grâce à  M. Louis Kervran, ( lui-même spécialiste des Navigations de Saint Brendan) et en 1981 dans le Bulletin de la Société Archéologique du Finistère. Ce fut également le thème d’une des conférences du Colloque de 1994.

Godefroy de Viterbe était un moine bénédictin allemand, secrétaire de l’empereur Frédéric Barberousse puis de Henri VI, son fils. Il rédigea une histoire universelle depuis la Création jusqu’à  son époque : Le Panthéon. Quelques pages concernent un voyage sur mer qu’auraient fait des moines de Saint-Mathieu à  une époque difficile à  déterminer. M. Villacroux compulsa de nombreux manuscrits à  la bibliothèque Nationale de Paris et dans plusieurs bibliothèques d’Allemagne pour trouver le récit de ce voyage et plus particulièrement les lignes qui mentionnent le monastère de Saint-Mathieu : ” Aux confins de l’océan, il y a un lieu, le dernier du monde…etc». Tous ces manuscrits sont en latin. M. Villacroux a transcrit et traduit le texte qui concernait la navigation des moines.

Pour connaître ce récit on peut se reporter aux publications de l’Association et au résumé présenté dans l’exposition du Musée.

Le patrimoine

Une première exposition sur le Patrimoine local fut également mise en place dans la chapelle Notre Dame de Grâce.

L’Association servit de relais pour recevoir les souscriptions destinées à  la croix du nouveau cimetière dans lequel les tombes des familles prenaient place peu à  peu. La commune compléta la somme par une subvention. Cette croix monumentale fut dessinée en 1976 par Fr. Férec. M. Villacroux contacta M. André, responsable d’une carrière à Languédias ( (Côtes d’Armor) afin d’obtenir les pierres de grandes dimensions nécessaires à  l’ouvrage. La croix fut inaugurée le 12-9-1983, en présence du carrier et de M. F Fourn, de Locmaria – Plouzané qui avait réalisé le montage délicat des pierres.

En 1980, quelques membres, en particulier des jeunes, participèrent à « L’année du Patrimoine» en faisant l’inventaire des croix de Plougonvelin. Cette même année voit la restauration du clocher de Saint-Jean à  laquelle prirent part M. et Mme Louis Daniélou. En 1973 l’Association avait participé à  des travaux d’amélioration de la chapelle.

La découverte d’une croix particulièrement intéressante à  Tréflez donna à  M. l’abbé Castel l’occasion d’étudier le cadastre ancien de ce secteur de la commune. Son article : Le Minihy de Saint-Aouen parut dans le B. S A F .en 1981.

Fouilles archéologiques

De 1972 à  1974, des fouilles sont menées par M. Alain Boulaire et un groupe de jeunes du Collège naval. Quelques uns des objets trouvés ont pris place ultérieurement dans le musée, en particulier un beau chapiteau roman provenant de l’ancien cloître.

Nouvelle orientation

M. Jean – René Le Gall s’éteignait en Juillet 1977 après quelques mois de maladie. Un hommage lui fut rendu par M. François Férec, vice-président , au cours de l’assemblée générale du 21 août . Après une carrière dans la Marine, M. Le Gall avait consacré quelques années au service de la Commune de Plougonvelin. Il a contribué avec M. Villacroux à  la création de l’association et a participé à  ses premières activités. Il a ouvert par ses démarches un sillon que d’autres aujourd’hui s’efforcent de mener à  bien dans le cadre de l’Association, de la Commune et du Syndicat mixte pour l’aménagement et la protection du site de Saint-Mathieu. .

Le conseil d’administration, qui s’est tenu le 21 août a élu comme présidente Mademoiselle Marie-Claire Cloître, professeur d’histoire et géographie à  Brest. Elle a fait part à  l’assemblée de son intention de mieux connaître la personnalité et la vie des religieux qui ont vécu à  Saint- Mathieu. C’est une étude toujours en cours à  travers des documents anciens.